Mono-Poly. 10 ans aux couleurs d’Eresys.

Il nous a offert un voyage électronique des plus aériens pour notre 5e podcast il y a quelques jours et fête les 10 ans de l’un de nos collectifs préférés à Montréal… C’est au tour de Frédéric aka Mono-poly de nous dévoiler quelques anecdotes, sa vision, et un peu de sa bibliothèque musicale.

Ton appartenance musicale, en quelques mots? Comment définirais-tu ton style en tant que Dj et en tant que producteur? 

Je crois que l’on peut sans aucun doute associer mon son à celui du Techno. Bien évidemment au cours des années, j’ai su m’adapter et évoluer dans ce style, mais ma ligne directive à toujours été orientée vers le Techno.

Comment est né ton amour pour la musique?

Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours eue une passion pour la musique. Très jeune je faisais déjà le dj dans les party de famille. Avant qu’une vraie passion pour le djing ne se manifeste en 1998, j’ai fait partie de plusieurs groupes amateurs. Donc la musique a toujours été importante dans ma vie.

Tu nous racontes ton parcours sur la scène électronique ? Comment est né le collectif Eresys dont tu es membre actif ? Comment a t-il évolué depuis ses débuts ?

Eresys, c’est à la base 4 gars passionnés de musique électronique qui on décidé en 2006 de lancer un collectif pour y offrir leur vision et partager leurs influences sonores. En 10 ans Eresys a collaboré et s’est associé avec plusieurs artistes locaux et internationaux. Certains ont choisi d’y contribuer pendant plusieurs années pour ensuite se concentrer sur des projets solo, par exemple.

Montréal est un véritable laboratoire pour les musiques électroniques avec des festivals tels que MUTEK, Elektra ou Piknic et Igloofest qui témoignent de sa richesse…. Est-ce difficile d’être un artiste de cette scène en termes de visibilité, de dates, de reconnaissance ou justement les opportunités sont-elles nombreuses ?

Montréal est choyée avec un grand nombre d’événements de qualité semaines après semaines. La ville déborde d’excellents djs et collectifs qui se surpassent pour offrir les meilleurs événements. En tant que dj de la scène, je crois que Montréal est une ville qui nous pousse à constamment innover et repousser les limites. Depuis plusieurs années j’essaie de ne pas focuser sur l’aspect reconnaissance, visibilité et dates. Je préfère me concentrer sur les collaborations et la connection avec d’autre artistes/collectifs et quand la chimie est là, les choses se font d’elles-mêmes avec beaucoup de plaisir.

Le plus important reste une bonne communication entre les différents promoteurs, artistes et collectifs! Aussi, je suis de ceux qui parient sur les collaborations. Plus elle seront nombreuses, plus les évènements seront uniques et ramèneront divers publics et plus la scène électronique montréalaise s’épanouira.

Tu fais du live tout comme du dj set, seul ou en collaboration… tu préfères quoi ?

J’adore les deux aspects que je considère complètement différents. Quand je mixe je peux prendre plusieurs directions selon la réception du public et y aller au feeling tandis qu’en live je me donne à livre ouvert en présentant mes productions… Au final ce que les gens écoutent, c’est moi, mon univers propre, c’est beaucoup plus intime et j’essaie d’y donner le meilleur de moi-même.

Ta gig la plus marquante ?

J’hésite entre Igloofest 2014 quand j’ai joué B2B avec mon partenaire Le Boucher en fermeture de la scène Vidéotron et le Piknic Electronik 2012 en B2B avec Fu Ancko en fermeture de la scène principal le jour de ma fête…

Ton meilleur versus ton pire souvenir sur scène :

Dans les deux cas, c’est le même événement! En 2012, au Piknic Electronik, Michel Quintal (l’un des organisateurs du Piknic, NDRL) est venu arrêter la musique en plein pendant notre set… Je me demandais vraiment ce qui se passait… jusqu’à ce qu’il s’empare du micro pour demander aux 5000 personnes qui étaient sur le dancefloor de me chanter Bonne Fête… J’étais complètement sous le choc et déstabilisé. Quand j’y repense aujourd’hui, quel beau moment c’était… 🙂

La plus grande difficulté à laquelle tu as dû faire face en tant qu’artiste :

Apprendre à décrocher et à laisser aller les choses sans se mettre de pression.

Et ta plus grande satisfaction :

Les rencontres. Croiser constamment des gens incroyables et passionnés.

Les artistes qui t’inspirent :

Pheek, Justin James, Richie Hawtin, Solomun, Paul Ritch.

Les 3 tracks que tu écoutes en loop en ce moment :

German Brigante Feat. Thomas Gandey – And Forever

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Art Department -Catch You By Surprise (Guy Gerber remix)

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Fhaken, Wayne Madiedo – So – Ha

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Si tu devais te résumer en tant qu’artiste en un morceau :

Fatboy Slim – What The Fuck (Funkagenda remix)

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Et d’ailleurs, puisque tu es toi-même compositeur, de quel morceau es tu particulièrement fier ?

De façon égale, des trois tracks présentes sur mon EP Colorblind.

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Si tu devais te résumer en tant qu’artiste en une image :

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On te voit où ces prochains mois ? Quels sont tes projets ?

Je vais passer beaucoup de temps en studio pour finaliser mon plus récent live et travailler quelques productions originales. Sinon on me verra sur scène le 19 Juin au Piknic Electronik , le 30 Juin au club Play Montreal, le 9 juillet au Daomé, le 15 au festival AIM et le 30 à Eclipse.

Où suivre Mono-poly :

https://soundcloud.com/djmono-poly

https://www.mixcloud.com/MonopolyDj_Producer/

https://www.facebook.com/OfficialMono.Poly

Et son superbe set à Carte Blanche :

cover Mono-poly