Astropolis #22. On vous donne 22 raisons d’y aller.

Né d’une rave organisée dans un champ du Nord Finistère en 1992, le festival Astropolis a fait un sacré chemin en plus de 20 ans. Dernier survivant d’une époque aujourd’hui fantasmée par son plus jeune public, il aura activement participé à la reconnaissance des musiques électroniques en France. On le connait bien. En vue de sa 22ème édition du 1er au 3 juillet 2016 à Brest, on vous donne 22 raisons d’y aller :

  1. Il y a beaucoup de techno là bas, c’est un bon début. Au programme, Maceo Plex, Len Faki, Agoria, Andrew Weatherall, Alex Smoke, Emmanuel Top, Paula Temple, Manu Le Malin, Electric Rescue, Maxime Dangles, Trunkline (projet de Madben et Yann Lean que l’on suit depuis ses débuts), Tom Trago et tout et tout. Pas mal…

Capture d’écran 2016-06-08 à 19.16.33

  1. Les gens. Le public est dingue. Les organisateurs aussi. Ça rend les artistes dingues et tous ces trucs dingues dans l’air… Ça fait un pshiiiiiit méga fou de confettis.

10448751_10153022617931982_3358296389571539218_n.jpg

Gildas et Matthieu, encadrés de Manu Le Malin et Laurent Garnier ©gratuitpourlesfilles.fr

  1. L’expérience. Musicale, humaine, visuelle. Astropolis, c’est un peu Alice qui suit le lapin et qui croise sur sa route un chapelier fou qui fête un non anniversaire. Tu vois le genre ? Dude… y’a des boules à facettes dans les arbres à Keroual.

11705176_10153121188146785_8522113294969304338_n.jpg

11692488_10153121187841785_1497417991736766340_n

  1. Les copains. On s’en fait vraiment à Astropolis. Et beaucoup si on fait les 3 jours complets. Très bon enfant, le festival est une grande famille dont le public se sent proche. Être entouré(e) de gens cool, c’est une chose (et c’est déjà pas mal), se faire des copains en est une autre, on est bien d’accord.
  1. La taille du festival. Parfaite pour retrouver facilement les copains, justement. Keroual étant un lieu protégé (pas de parking festivalier, pas de camping…) sa fréquentation sera toujours limitée. Astro n’y accueillera jamais plus de 12 000 personnes (comprenant l’équipe et les invités). Et il y a de la place.
  1. On rit beaucoup. Sérieusement, les gens ont une imagination de dingue. Astropolis a de quoi faire pâlir facile un festival trance par l’exubérance de ses festivaliers. Mais où vont-ils chercher tout ça ?

578743_10151372873801982_703745004_n

293584_10150417514016982_7979334_n

11742721_10154086202906982_6206430832794356203_n (1)

581435_10152065591626982_87609462_n.jpg

205970_10150396546706982_1126156_n.jpg

©Yves Quéré x2, gratuitpourlesfilles.fr, Gildas Raffenel, Sébastien Durand

  1. Pour voir Manu (Le Malin). Y’a pas meilleur endroit pour le voir jouer. En techno sous le nom de The Driver ou en grand Maître de la scène Mekanik pour l’entendre dribler hardcore, breakcore, acidcore et pleins d’autres core et prendre une claque à chaque  fois (tu remarqueras que j’ai souligné chaque).
  1. Pour le côté militant. On est loin des batailles d’antan pour la reconnaissance des musiques électroniques, certes. Mais Astropolis est né de cette soif de liberté là. C’est un évènement impliqué et visionnaire et ça se voit, ça se sent. Y aller, c’est faire partie de cette histoire et donc avoir beaucoup trop de classe à Daoulas.
  1. Pour le lever du soleil à Keroual le dimanche matin. Alors, c’est assez fou : on ressemble carrément tous à des zombies en bas résille mais on est incroyablement beaux. T’auras jamais vu un truc aussi beau.

Capture d’écran 2016-06-16 à 21.42.22.png

Capture d’écran 2016-06-16 à 21.42.54.png

©Sébastien Durand

  1. Pour se faire accueillir d’un « Kestuvetoa » au comptoir du Vauban et se prendre un « toatatan-non-mé » si tu te montres un peu trop pressé(e).

  1. Il y a du champagne à l’espace vip. C’est ça la classe, messieurs dames.
  1. Survivre à la nuit de clôture est vraiment faisable dans la fête et le confort. Tout est pensé et de bon goût. Les toilettes sèches sont juste parfaites. Très propres, belles même. Il y a de la bouffe pour tous les goûts. Si tu souhaites prendre une pause entre 2 chapiteaux, il y a divers espaces de détente dont le Chill out et même des manèges. Les navettes aller et retour vers le centre ville sont fréquentes… En grande fréquentation et en pic d’excitation générale, le site peut parfois prendre des allures de jungle mais il y a toujours pleins de petits endroits plus calmes partout.
  1. Le manoir de Keroual. Bâtisse du XVIe siècle, maison d’Astro depuis 2002. Il y a quelque chose d’assez mystique dans le fait de danser dans le jardin de Louise de Keroual, qui selon plusieurs sources serait une aïeule de Lady Di.

11694816_10154086205541982_6862001354673384586_n.jpg

©gratuitpourlesfilles.fr

  1. Pour découvrir Brest, de la place Guérin au bois de Guilers. Astropolis permet d’apprécier plusieurs points de vue et autres lieux de rencontres sociales de la ville revampés par le festival. Il y a de la musique et des ateliers pour les enfants sur la Place de la Liberté, Beau Rivage, une scène qui domine le port de Commerce, les pieds dans l’herbe, à 2 pas du musée de la Marine… Il y a les croisières sur la rade… Quand on n’est pas Brestois, découvrir la ville via Astropolis est vraiment idéal.
  1. Pour justement pouvoir y faire aussi des trucs trop cool en famille. Faire danser ses enfants à l’Astro Family, faire une partie de pétanque Place Guérin, se relaxer en terrasse de la brasserie Vauban en musique, acheter des disques au centre d’art Passerelle… Les évènements de jour sont variés et bien organisés. À ne pas manquer, ils font partie de l’expérience Astropolis à part entière et sont tous gratuits.
  1. La famille musicale du festival : Electric Rescue, Manu, Madben, Maxime Dangles, Sonic Crew (on ajoute Traumer et Oniris même si ils ne se produisent pas cette année) qui sont des valeurs sûres… Chaque année t’as beau te dire… Bon, je connais, alors je vais voir du monde que je ne connais pas, pour la découverte…Et non, tu te fais happer par leurs sets toujours magiques et efficaces. Et oui, finalement c’est bien là qu’on veut être…     On vous aime les gars !
  1. La sape. Oui, la sape d’Astro est belle et de bonne qualité, tu peux te gâter et arrêter de te dire qu’ils font ça pour « s’en mettre plein les poches avec leur marque » parce que tu les veux tous, les t-shirts et les pulls, ils sont juste trop hot et sont faits avec beaucoup plus d’amour que tu ne le penses.
  1. La programmation. J’ai donné des noms tantôt mais il est important de spécifier que les ordres de passage et cohérences avec les scènes et les lieux sont soignés avec beaucoup de goût. On n’apprend pas aux vieux singes à faire la grimace.

 http://astropolis.org/2016/index.php/programmation

  1. Le Tremplin de jeunes talents. Alerte ! Superpoze en 2012… Fakear en 2013… Get it?
  1. Le hardcore ou plutôt, la scène Mekanik. Celle des ovnis et des sons extrêmes. Regarde bien les programmations de festivals de musique électronique… C’est une denrée rare, surtout de cette qualité là. On rappelle que, qui plus est, c’est Manu aux commandes de ce chapiteau là…
  1. Le centre d’art Passerelle et le Quartz (lieu investi dans le cadre d’Astro Hiver). Il en aura fallu du temps, de la patience et de la séduction aux Sonics pour qu’enfin Astropolis puisse mettre le pied dans les lieux brestois dédiés aux arts contemporains. C’est officiellement chose faite depuis 2012 (le festival a 18 ans cette édition là… donc il était temps.). Ce sont de gros + à la programmation et au parcours urbain qu’offre le festival.
  1. Le train TER à 15€ l’aller-retour. On parle d’un départ obligatoire d’une gare bretonne mais la région étant grande, une grande partie du voyage revient pas cher et rend le festival pas mal accessible de partout en France. Je me rappelle très bien avoir tenté d’aller à Astropolis en 2005 en étant sur Toulouse à l’époque et le trajet en train ou en avion me coutait à lui seul le prix d’un séjour tout inclus en Espagne. Les temps ont changé. La belle pointe brestoise s’ouvre au monde…

http://astropolis.org/2016/

https://www.facebook.com/festival.astropolis