VILIFY: À la conquête de l’Est.

Crédit photo: Karyn hunt

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Même à présent installée à Berlin, VILIFY a gardé sans l’ombre d’un doute son statut de reine de la scène bass montréalaise. Ses soirées Bass Drive ont électrisé Le Belmont, accueilli et lancé de jeunes artistes avec une telle énergie et sincérité qu’elles en sont devenues cultes et toujours inégalables. Si elle reste une meneuse de foule et une Dj des plus féroces, Jenny développe aujourd’hui un nouvel univers plus personnel, feutré et downtempo. On en parle ici à l’occasion de son retour à Montréal pour Igloofest, le 20 janvier.

  • Tes parents sont musiciens, tu as donc grandi baignée dans la musique mais as-tu toujours su que tu en ferais? Le virus est-il venu de suite?

 V: J’ai toujours aimé la musique mais je n’ai jamais vraiment pensé à en faire ma carrière. Même quand j’ai acheté mes premières platines à 18 ans. Je ne pensais pas à devenir vraiment Dj mais plutôt à faire du djing, tout simplement… Les choses se sont faites naturellement.

  • Tu parles souvent d’une soirée à laquelle tu as été à 15 ans à Toronto et qui t’a révélé le Djing mais on n’a pas retrouvé qui était l’artiste qui a fait naitre ton désir de pratiquer… Alors? On veut des noms!

V: “Oh my goodness…” [rires] J’ai repensé tout au long de cette dernière année à cette ère drum&bass torontoise dans laquelle j’ai grandi et évolué et à quel point elle avait été spéciale… C’est très difficile à décrire à quelqu’un qui ne l’a pas vécue. Il y avait tellement de légendes locales comme Marcus Visionary, D-Syfa (RIP), Capital J, Ryan Ruckus, Markus Intalex, Slip&Slide… Je pourrais vraiment continuer cette liste pendant des heures. Sans oublier la présence récurrente de figures internationales de qualité de passage en ville. On baignait dans une passion vraie et commune pour la musique, rien ne m’aura autant marquée que cette époque, tout est parti de là.

  • Quelles musiques de ton enfance ont influencé l’artiste d’aujourd’hui?

V: Dur à dire de manière précise… Aussi loin que je puisse me perdre dans mes souvenirs d’enfance, je suis à la fois inondée de musiques classiques, des chants d’opéra de mon père et du heavy metal que j’écoutais avec mon frère. Je suis reconnaissante de ce que ces influences multiples ont pu m’apporter, elles orientent encore mes goûts musicaux aujourd’hui.

  • “Two steps forward” paru chez Springstoff est une merveille expérimentale, quelle est l’histoire cachée derrière ces sons là, c’est un répertoire nouveau pour toi, non?

V: J’ai produit beaucoup de styles musicaux différents ces dernières années. Je n’aime pas opérer dans les limites d’un genre. Cet EP a été l’occasion pour moi de sortir quelque chose d’inattendu et d’imposer ainsi tout de suite ma liberté artistique en tant que productrice. La liberté de changer, d’expérimenter, de varier, c’est ce qui m’a gardé passionnée et inspirée depuis le début. Je ne veux surtout pas me sentir enfermée dans un genre, j’ai des tas d’autres facettes et sons à partager!

  • On sait que changer de lieu de vie ne peut qu’influencer un artiste dans la pratique de son art. Qu’en est-il pour toi depuis que tu es à Berlin? Que t’a apporté de nouveau la capitale allemande?

V: Berlin offre un haut niveau de liberté et de possibilités d’autonomie que je n’ai jamais connu auparavant. Oui, en tant qu’artiste, il faut s’imposer et garder un rythme dans une ville où l’offre est dense et riche… Mais il y quelque chose de très spécial à pouvoir jouer n’importe quand, longtemps sans avoir à se dépêcher parce que les soirées ne se terminent pas tôt. Les possibilités deviennent infinies, les expériences, plus authentiques et entières.

  • C’est quoi ton meilleur souvenir de scène? Et le pire?

V: Il y a tellement de “meilleurs souvenirs”… mais mon amie débarquant de son club de strip pendant un de mes sets pour mettre le feu à la cabine Dj avec une danse des plus mémorables restera gravé pendant très longtemps. Le pire? Ceux qui ne savent pas demander une track correctement à un Dj (Règle n°1: on ne demande jamais de track au Dj)

  • Donne nous 3 tracks que tu as toujours avec toi quand tu joues:

Rage Against The Machine – Killing In the Name Of

Marilyn Manson – Beautiful People

Notorious BIG – Gimmie The Loot

  • La track parfaite pour chauffer un public un peu coincé:

Raf Riley – King Henry’s Hustle

  • Celle pour faire danser mémé comme l’ado rebelle:

Prodigy – Firestarter

  • Celle pour s’évader, faire une pause mentale:

The Alchemist – Terry

  • La track parfaite pour tomber en amour:

Anthony Hamilton – Do You Feel Me

  • Le nouveau talent que tu suis en ce moment:

Dj Quads défonce tout.

  • La track que tu écoutes en loop:

Trettmann – #DIY

  • On te voit à Igloofest le 20 janvier, sais–tu déjà ce que tu vas faire?

Du pure Vilify: Attend toi à tout ce à quoi tu ne t’attends pas…

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Picture ©Karyn Hunt

Even from Berlin, VILIFY easily kept her status as queen of bass music in Montreal. Her Bass Drive events at Belmont welcomed many new young talents with an energy and sincerity that we can’t forget. If she can easily make a crowd go crazy, she’s also working on more personal and down tempo projects. We had a chat as she’s back in Montreal this January 20th to play at Igloofest.

  • Your parents are both musicians so you grew up surrounded by music but did you always know you would be a musician too? How did it come to you?

 V: I had always been interested in music but did not intend or plan for it to become my career. Even when I bought my first turntables at 18, I didn’t ‘want to be a DJ’ I just wanted to DJ. The whole journey has been very natural and fluid.

  • You often refer to a night at Toronto when you were 15. The moment you said to yourself “I want to do that”. What triggered your interest (we want names!)?

 V: Oh my goodness… I was reminded over the last year what special time it was to grow up in Toronto’s Drum&Bass scene in that era and how if someone had not been there it would be hard to describe. There were so many local legends; Marcus Visionary, D-Syfa (RIP), Capital J, Ryan Ruckus, Markus Intalex, Slip&Slide… I could literally go on forever. Not to mention the international talent that was consistent and the best of the best. There was so much passion and true love for the music and the vibe, it influenced me unlike anything else.

  • What music from your childhood inspires you today?

V: It’s a bit hard to pinpoint.. when I dig into my memory banks I am flooded with different memories from full, warm classical in my home, to hearing my dad sing powerful opera & my brother and I connecting over heavy metal early on. I am grateful for the spectrum and continued influence these all have over my musical tastes today.

  • “Two steps forward” published on Springstoff is an experimental treasure, what’s the story behind it? Sounds like new musical horizons for you, right?

V: I have been making all kinds music over the last years. I don’t like to operate within the constraints of genres. I felt like this EP was a good place to start in terms of releasing something unexpected and leaving room for freedom in the future. What has kept me inspired and passionate after so many years at this, is that freedom. I never want to feel stuck and I have so many other sides and sounds and layers to share.

  • We know how where you live can impact on an artists’ work. What about you since you live in Berlin? What did the city offer you that you didn’t have in Montreal?

V: There is a level of freedom and ability to be autonomous here that I have never felt anywhere else. Yes, you must be able to stay afloat in a city that offers endless waves. But there is something so special to be able to either DJ, or go out and take in music, without a concern of time or last call or things ending soon. I feel you can experience and be inspired more freely and authentically. You make your own rules, and from that you can grow and take away as you chose.

  • What’s your best memory on stage vs the worst?

V: There are so many bests… but my homie’s showing up to my set straight from the strip club and making it rain all over the DJ booth will stick with me for a while. Worst; People who have no idea how to respectfully request a song. (Rule #1: Don’t)

  • Give us 3 tracks you always have with you when you perform:

Rage Against The Machine – Killing In the Name Of

Marilyn Manson – Beautiful People

Notorious BIG – Gimmie The Loot

 

  • What’s to you the best track to ignite the crowd?

Raf Riley – King Henry’s Hustle

 

  • The perfect one to make grandma and young rebels dance?

The Prodigy – Firestarter

  • The perfect one to escape and make a mental pause:

The Alchemist – Terry

  • The perfect one to fall in love:

Anthony Hamilton – Do You Feel Me

  • The new talent you follow these days:

Dj Quads is just killing it for me.

  • The track you listen to non-stop:

Trettmann – #DIY

  • You’ll be at Igloofest on January 20th, do you already know what you’ll do?

 V: Will be typical Vilify: you can expect to not know what to expect.

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